DE LA CABANE AU CHALET...

Juste après l'achat, je me suis attelé aux premiers travaux de rénovation afin de pouvoir rapidement investir les lieux et m'y sentir chez moi.

Je ne vais pas vous abreuver de détails (ceux que ça pourrait intéresser me contacteront) mais le point important est qu'il est quasiment possible de tout faire tout seul même si j'ai plutôt bien apprécié le coup de main initial, notamment pour transporter la baie vitrée à travers bois !

 

Il faut savoir que le chalet est accessible en 4 X 4 seulement et sinon, on est bon pour faire le porteur sur un petit chemin.

 

Je mets ci-après les quelques photos que j'ai prises. Tout n'a pas été répertorié car j'étais plus sur le bricolage que sur une idée de reportage dans la durée.

Disons pour résumer qu'il m'a fallu environ une année en allant un week-end sur trois au chalet pour le rendre habitable et suffisamment confortable pour y passer une partie de l'hiver.

Les premiers travaux

La route en 4 X 4, de nuit...

1. La quête de l'énergie

Oui, la première chose indispensable histoire de pouvoir s'éclairer et se servir des outils... J'ai donc en tout premier fait l'acquisition d'un petit groupe électrogène (3 Kwh) que j'ai semi-enterré à environ 150 mètres en contrebas du terrain, ce qui le rend totalement silencieux lorsqu'il tourne, c'est à dire rarement car l'installation solaire fonctionne très bien et je ne le déclenche que lorsque j'ai besoin d'utiliser du matériel puissant (scie circulaire, ponceuse, etc).

Ensuite, pour le quotidien, tout un ensemble de panneaux solaires + convertisseur 220V + régulateurs + 4 batteries (lourd !) de 320 ah chacune.

Malheureusement, le convertisseur faisait beaucoup de bruit à cause du ventilateur... J'ai donc été obligé de déplacer tout ce petit monde sous le plancher (la maison est monté sur des plots en ciment) et là, miracle (comme le groupe !), plus un seul bruit, le bonheur !

 

Je suis tout de même obligé de faire le ménage de temps en temps car tout un tas de petites bêtes apprécient l'endroit malgré le bruit, notamment un sympathique serpent désormais prénommé Annabelle (aucun rapport avec le film du même nom !)... Du coup, je le laisse car il éloigne les rongeurs qui risqueraient de manger consciencieusement mes câbles, quitte à choisir...

Installation sous le plancher... Plus de bruits

Donc, chouette, j'ai du courant gratuit, bye bye Edf, Engie, Areva et consorts et merci la physique quantique et le soleil qui conjointement, me permettent de boire mon café nonchalamment allongé sur mon fauteuil en écoutant du hard rock dans la forêt  après une bonne chasse à l'écureuil, c'est si bon ces bêtes là ! (mais noooooon, je plaisante !).

Voici le schéma de l'installation en 24V

Régulateur

Pour les panneaux, pas trop le choix car l'orientation de mon toit n'est pas idéale et je les ai donc posé par terre après avoir construit un support avec tout le bois qui trainait sous la maison. D'ailleurs, je n'en ai pas parlé, mais l'idée est de recycler le maximum de choses plutôt que d'acheter et accessoirement... De transporter...

Avec le recul, cela ne s'intègre pas trop mal et surtout, me permet de nettoyer facilement les panneaux.

 

Pour information, avec ce genre d'installation, je peux alimenter sans problèmes (c'est à dire, été comme hiver en faisant tout de même un peu attention) :

 

- Environ une vingtaine d'ampoules à leds de 4/6 W chacune + 3 ou 4 éclairages   d'ambiance ;

- Un frigo ;

- Une machine à café ;

- Ecran TV de 70 cms + lecteur Blu-ray (euh oui... Pour les journées pluvieuses ;-))

- Tous les chargeurs nécessaires pour ordi, téléphones, etc ;

- Des lumières extérieures (3 lampes + led intégrées à la terrasse) ;

- Ampli pour la musique ;

- Ponctuellement, de l'outillage type scie sauteuse, perceuse, petite ponceuse, etc

Les régulateurs à l'extérieur qui permettent

entre autres de vérifier l'état des batteries

2. Déblaiement du pourtour et travail sur la lumière extérieure.

Après avoir sommairement nettoyé le tour de la maison, je me suis occupé de l'intérieur qui était très sombre. J'ai décidé de poser une vitre au plafond (trouvée sur place) et une baie vitrée (pas trouvée sur place...) à la place de la moche porte.

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J'avoue que c'est un changement majeur qui a tout de suite transformé la cabane, même s'il n'était pas très évident de poser la vitre en découpant le toit, d'autant plus que j'était seul pour cela, contrairement à la pose de la baie vitrée où j'ai pu bénéficier de l'aide d'un ami et de mes enfants (merci merci !!!).

3. L'eau

En parallèle aux travaux sur l'énergie et la lumière, je devais bien évidemment m'approvisionner en eau. L'ancien système (voir ci-dessous) étant notoirement insuffisant, j'ai tout revu à la hausse avec l'installation d'un système de filtration et de deux citernes, tout cela après remise en état des gouttières.

Le système initial - Environ 150

litres sans filtration

J'ai gardé le réservoir initial comme déversoir de trop-plein de la nouvelle citerne de 350 litres en ajoutant en filtration primaire (en plus des filets anti-feuilles sur les gouttières) constitué de pierres de laves.

A l'intérieur du local technique, j'ai positionné l'ensemble des éléments destinés à pomper, filtrer et réchauffer l'eau. J'ai du faire passer tous les tuyaux sous la maison en les isolant correctement. A titre d'exemple, il faut savoir qu'il a déjà fait - 17° à l'intérieur du chalet !.. Et donc, lorsque je dois le laisser sans chauffage, je prends soin d'isoler au mieux tous les équipements.

Le chauffe-eau est alimenté par une bouteille propane positionnée à l'extérieur du chalet. Je n'ai pas de ballon d'eau chaude mais seulement un ballon de compression de 50 litres qui évite à la pompe de tourner en continu.

J'ai disposé les trois filtres en série avec ;

- Le premier pour les grosses particules

- Le second pour les odeurs + particules moyennes

- Le troisième de 5 microns pour rendre l'eau potable.

Au final, je bois l'eau en mixant de temps en temps avec de l'eau en bouteille et pour l'instant... Cela a l'air de bien se passer !

Cuve souple de 2000 litres

Au fil de l'eau (quel humour !), je me suis rendu compte que les 500 litres étaient insuffisants lors de périodes où il ne pleut pas, ce qui m'a parfois obligé à faire quelques trajets entre le lac et le chalet avec deux bidons de 35 litres (aïe le dos !).

Du coup, j'ai opté pour un réservoir souple de 2000 litres raccordé d'une part au réservoir initial de 350 litres (qui y déverse le trop-plein) et d'autre part à la moitié du toit qui avant n'était pas connectée.

Là, c'est parfait et il ne me reste plus qu'à réaliser une terrasse par dessus pour ne plus le voir tout en ayant la possibilité d'y accéder ponctuellement.

La cuve souple est reliée à la pompe et le trop-plein se déverse pour le moment dans le terrain avant le prochain creusement d'un petit étang avec système de filtration par roseaux qui permettra de recueillir tout ça et d'assainir l'eau. Mais bon, j'ai d'autres priorités avant, la salle de bains par exemple !..

Concernant la filtration externe, je teste un système qui laisse tomber l'eau sur les pierres de lave d'une certaine hauteur afin de l'oxygéner au passage (enfin, c'est ce que je pense, mais on verra...).

2013

2017

4. La structure interne

Après l'électricité et l'eau, je suis passé à l'aménagement des espaces internes. Pas beaucoup de marge en l'occurence car le chalet n'est tout de même pas très grand (60 M2), mais il fallait tout de même l'ouvrir au maximum afin de pouvoir "aérer" l'ensemble très cloisonné.

Je décide donc de couper quelques murs (facile, c'est du bois !) sans trop affecter la structure porteuse car je ne voudrais pas que cela s'effondre tout de même... Du coup, je laisse le pilier central situé au niveau de la cuisine et je reconstruis autour.

Cela dit, j'avais oublié un "léger" détail... Le déplacement du poêle et donc... de la cheminée sur le toit ! J'avoue que là, tout seul, cela n'a pas été très facile mais bon, j'ai tout de même réussi à décaler tout le machin sur la droit, histoire de voir la feu bruler juste à côté de la baie vitrée les soirs d'hiver !

Comme j'ai du tout sortir pour effectuer les travaux, j'en profite pour mettre du parquet en enlevant au préalable le lino d'époque, façon imitation tomettes !

Ancien emplacement du poêle

Et donc, après tout ça, l'espace est largement plus exploitable et agréable et il ne me reste plus (façon de parler) qu'à installer une cuisine d'une marque célèbre... et en en construisant le pourtour avec le bois que j'avais coupé à partir des murs histoire de réaliser un bar utilisable des deux côtés.

La cuisine en cours de montage

La cuisine aujourd'hui

5. LA SALLE DE BAINS

Bon, après pas mal de temps passé à me laver dans l'évier ou dehors (en fonction de la météo), je me suis décidé à finaliser un élément essentiel de confort que j'avais laissé train jusque là, j'ai nommé... La salle de bains !

Il faut dire que j'hésitais à me lancer dans l'entreprise car la seule pièce à ma disposition nécessitait d'être totalement reprise, y compris sous le plancher car il fallait raccorder les évacuations vers un ancien puisard destiné à collecter les eaux grises. Et pour tout dire, je ne suis jamais vraiment enthousiaste pour aller travailler sous la maison, car je passe tout juste entre la structure en bois et le sol et il y a parfois quelques surprises dont je me passe, du genre, des bestioles que l'on n'a pas forcément envie de croiser à 1cm de distance...

Enfin bref, après quelques achats, c'est parti :

Débarras et isolation de la pièce de haut en bas et montage progressif des éléments achetés séparément car l'installation a nécessité (en raison de la taille de la pièce et de la hauteur du plafond) du sur-mesure...

Installation de la douche avec du carrelage s'il vous plaît !

Au final et après pas mal de galères - car j'ai du démonter le système d'alimentation en eau car le débit n'était pas assez élevé - voilà le résultat et le bonheur absolu de prendre une douche chaude au milieu des bois sans être raccordé !

C'était moi avant... Quelle misère non ?

Ah oui et bien sur, je n'ai pas oublié les toilettes sèches "hi-tech" que j'ai intégrées dans un coffre réalisé sur mesure et dont le couvercle se soulève pour pour voir satisfaire ses besoins dans le plus grand confort tout en contemplant la forêt...

Prochaines étapes ; Le remplacement et l'agrandissement des terrasses et avec le bois récupéré, mon projet de coeur, la construction d'une cabane dans les arbres !... A suivre...

6. LES TERRASSES

Comme prévu, après la salle de bains, la réfection des terrasses avec surtout, la réalisation de celle située du côté droit afin de protéger en même temps la cuve souple des rigueurs de l'hiver...

Bon, au départ, je n'avais pas vraiment prévu un projet de cette ampleur mais évidemment, une fois le travail commencé, il est assez naturel de ne pas s'arrêter en cours de route et de finaliser les choses, comme on peut l'imaginer au départ, sans restriction !

Au départ, la cuve souple de 2M3 était donc simplement semi-enterrée sur le côté de la maison. Le premier travail a consisté à positionner les supports de la terrasse et là, quoi de plus simple (enfin, façon de parler), que de récupérer deux bons troncs bien solides en chêne qui ont eu le temps de sécher naturellement à l'extérieur...

Après une tentative avortée de traction manuelle (selon la méthode dite "égyptienne"...), je me suis finalement résolu à utiliser mon bon vieux Pajéro qui est un modèle de véhicule non polluant...

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Puis, construction de la structure avec le renfort de quelques lambourdes en Douglas en prenant partiellement appui sur l'un des troncs et principalement, sur les contreforts de la maison via les supports en béton.

Au passage, isolation des contreforts de la maison avec des demis rondins de sapin que j'avais préalablement coupés puis "étanchéifiés" en introduisant de la mousse expansive entre les jointures.

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Enfin, pose des lames en pin Douglas après les avoir rabotées, poncées et enduites de plusieurs couches de vernis hydrofuge, en espérant que ces précautions permettent d'attendre quelques années avant de devoir remplacer tout cela...

J'ai également prévu un système de circulation d'air sous la terrasse afin qu'elle ne soit pas trop étanche et que l'humidité n'y reste pas.

Plus tard, il s'agira de poser une porte en lieu et place de la fenêtre de la chambre afin de pouvoir accéder directement à la terrasse... Aux beaux jours bien entendu !

Terrasse finalisée côté chambre

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Poncage de l'extérieur et peinture des volets